Participation de la société

La participation de la société permet à ceux qui seront touchés par une décision de prendre part à cette décision. Plus la population exige de l’intégrité, plus la corruption diminue. Il existe un grand nombre de mesures courantes à l’appui de la participation de la société dans la lutte contre la corruption et dans la surveillance du gouvernement, dont la loi sur l’accès à l’information, les travaux des comités parlementaires et administratifs (assemblées publiques, audiences télévisées, invitation de témoins). Il existe également bon nombre d’initiatives créatives de lutte contre la corruption, comme le montre l’expérience du Kenya avec le fonds de développement des circonscriptions où les citoyens ont directement pris part à la lutte ou exercé une surveillance, ou celle du billet de banque de « zéro roupie » en Inde.

Les principaux mécanismes à la disposition des parlementaires visant à accroître les exigences de la population sont les suivants :

  • les élections et les partis politiques
  • les médias
  • les organisations de la société civile

Les répercussions et l’efficacité de chacun de ces mécanismes sur les actions de l’organe exécutif et sur les individus et les organisations de la société civile qui prennent part à la corruption peuvent différer amplement d’une région à l’autre du monde.

 

Groupe de travail mondial sur la participation de la société (GTMPS)

Le Groupe de travail mondial sur la participation de la société (GTMPS) met l’accent sur le fait que les législateurs doivent demeurer actifs auprès de leurs électeurs et travailler conjointement avec la société civile pour mettre au jour les problèmes de la corruption et faire pression en faveur de modifications législatives et administratives visant à combattre la corruption. Le groupe se concentre sur les fonctions de représentation des parlementaires qui doivent s’assurer que la voix du peuple est entendue auprès du gouvernement et qu’elle se reflète dans les lois anticorruption pertinentes. Il a pour but de démontrer les avantages de solliciter l’expertise technique des organisations de la société civile dans la formulation de politiques et de lois.

Le GTMPS vise à mobiliser et à motiver les sections régionales et nationales de GOPAC et les  parlementaires au moyen de la mise en commun d’expériences et de pratiques exemplaires et de la promotion d’outils et de techniques pratiques pour faire appel au public en ce qui a trait à la lutte contre la corruption. Il aide divers régimes parlementaires à édicter des lois convenables pour promouvoir la transparence, l’accès à l’information et la protection des droits civils des personnes qui dénoncent la corruption.

 

Membres du GTMPSC

Nurhayati Ali Assegaf, présidente du GTMPSC, députée, Indonésie
Fernanda Borges, ancienne députée , Timor-Oriental
Paula Bertol, députée, Argentine
Gerald Karuhanga, député, Ouganda
Ali Ashal, député, Yémen
Pia Cayetano, Senateur, Philippines
Jan Logie, députée, Nouvelle Zélande
Antonio Eduardo Namburete, ancien député, Mozambique

 

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